A l’origine de la vannerie à Mayun
Le village de Mayun à la Chapelle-des-Marais possède une tradition originale de confection de panier de bourdaine. La légende raconte, qu’à l’origine, un soldat du Seigneur de la Roche-Bernard fait prisonnier par les anglais en 1364 aurait appris à tresser dans les geôles. De retour au pays, ce soldat aurait transmis ce savoir-faire aux mayunnais.
Un métier en déclin…
Au-delà de cette légende, la vannerie a eu une importance considérable dans ce village : au milieu du XIXème siècle, on compte près de 150 vanniers dans ce hameau de 700 habitants. Puis les vanniers ont peu à peu abandonné la vannerie pour des professions plus lucratives, la reléguant à une activité de soirée ou du dimanche. …préservant les techniques traditionnelles Comme ailleurs la vannerie s’est éteinte à Mayun avec les innovations des années 1950 (cagettes en peuplier, cabas en plastique, etc) et de la concurrence de la production à bas prix. Aujourd’hui, à Mayun, les vanniers ne sont plus qu’une dizaine à fendre la bourdaine.
Le panier de Mayun, objet de renom
Le renom du panier mayunnais réside à la fois dans l’un des matériaux qui le compose, la bourdaine, et dans sa technique de fabrication qui lui confère une grande solidité. Cette excellente réputation lui a valu d’être vendu en presqu’île guérandaise (entre autres auprès de paludiers qui utilisaient le panier pour récolter la fleur de sel), mais aussi à Paris et jusqu’en Allemagne.
La commune de la Chapelle-des-Marais organise en juillet le « festival de la vannerie », manifestation, destinée à mieux faire connaître l’histoire, les matériaux, les techniques, les formes et usages de cet artisanat qui perdure aujourd’hui.  |