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Les ateliers de confection de fleurs d’oranger



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Saint-Joachim, berceau de la fabrication des fleurs d’oranger

Au début du XXème siècle, Saint-Joachim compte plusieurs ateliers de fabrication de fleurs artificielles. En l’absence de raisons historiques ou géographiques, c’est sans doute à la personnalité de quelques entrepreneurs qu’il faut attribuer l’origine de cet artisanat en Brière. Deux ateliers ont marqué cette histoire : Moyon-Lambert et Marion-Gramfort. En 1906, 138 ouvrières confectionnent et assemblent des fleurs de cire à Saint-Joachim.


Les couronnes de fleurs d’oranger, symbole d’innocence et de virginité

Accessoire indispensable de la parure de mariée, la couronne est d’abord constituée de fleurs naturelles. A partir de 1850, la mode s’uniformise et les couronnes sont réalisées avec des boutons ou fleurs d’oranger en cire, symboles d’innocence et de virginité. L’engouement pour cet accessoire de mariage favorise le développement d’ateliers partout en France : pour la seule région parisienne, 40 000 ouvriers sont recensés en 1900. Dans l’ouest, les ateliers de Saint-Joachim représentent un centre de production important et reconnu : ce sont les ouvrières de Saint-Joachim qui confectionnent, en 1947, les bouquets de fleurs d’oranger des demoiselles d’honneur du mariage d’Elizabeth II.


La fabrication des fleurs du début du XXème siècle à nos jours

A l’apogée de la mode de la fleur artificielle, les ouvriers « fleuristes » se comptaient par milliers et chacune des maison de confection avait sa fleur fétiche : mimosa, myosotis, lilas, pivoine… 300 ateliers dont 20 spécialisés dans les parures de mariée sont encore en activité au lendemain de la seconde guerre mondiale. En 2004, il ne reste que 3 maisons parisiennes, spécialisées dans la haute couture.
A Paris, l’atelier Sébillon, puis Legeron, a transmis son savoir-faire de génération en génération. Aujourd’hui, Bruno Legeron perpétue la tradition de fabrication de la fleur artificielle avec les mêmes outils et machines que son grand-père.

A travers son musée « la maison de la mariée », le Parc de Brière consacre aujourd’hui une exposition permanente sur cet artisanat méconnu et ces objets insolites, les globes de mariées, conservant les couronnes de fleurs et autres souvenirs, comme des symboles pour la mémoire d’une vie…


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