L’organisation spatiale de ces habitations est tout aussi typique. A l’est du marais, l’espace disponible, constitué d’îlots fréquemment envahis par les eaux, s’est retrouvé rapidement limité. L’espace non inondable est parcimonieusement exploité : au centre, la « gagnerie » est réservée aux cultures vivrières et divisée en longues parcelles étroites. Autour, une route circulaire dessert de part et d’autres les habitations. La « levée », prenant également la forme d’un grand rectangle « en lame de parquet », accueille le potager. Au bout de cette « levée », un petit port nommé « chalandière » donne l’accès à la « curée », canal de ceinture bordé d’arbres protégeant les chaumières contre le vent courant sur les marais. Ainsi chacun des îliens a son propre accès privé au marais. A l’ouest, le marais joue un rôle moins important, et l’espace, moins compté, a permis une répartition plus souple des habitations. |