Vous êtes : Parc Naturel Régional de Brière > Vivre en Brière > Chaumières >>> > Les chaumières de Brière


reserver en ligne
Hébergement
Loisirs, découverte
Idées cadeaux
Billetterie / boutique
Courts séjours

English version

Page d'accueil

Actualités

Médiathèque

Nous contacter

Imprimer cette page

Inscrivez-vous
à la newsletter


Les chaumières: un objectif majeur du Parc

Près de 3000 toitures se trouvant sur le territoire du Parc sont en couverture végétale ce qui représente 60% des chaumières françaises.Ce patrimoine a pu être conservé et renouvelé grâce à l'action conjuguée du Parc naturel régional de Brière et des élus locaux, régionaux et communaux qui ont soutenu financièrement la restauration d'un grand nombre de chaumières. Un bilan de la politique d'aide à l'emploi du chaume dans le Parc vient d'être édité. Il a pour objectif de retracer l'action menée depuis la création du Parc, les évolutions constatées et les résultats obtenus.


L’âme de la Brière

La chaumière, avec sa fourrure de roseaux, constitue une composante fondamentale du paysage briéron dans lequel elle s’est ancrée dès le milieu du XVIIème siècle.
Modeste au départ, elle cachait souvent une pièce unique, au volume bas, largement recouverte d’un toit de chaume. Les murs épais sont percés du trio typique porte-fenêtre-lucarne aux chiches dimensions imposées par le climat et la taxe sur les ouvertures.

La Brière des îles et la Brière des terres

L’organisation spatiale de ces habitations est tout aussi typique.
A l’est du marais, l’espace disponible, constitué d’îlots fréquemment envahis par les eaux, s’est retrouvé rapidement limité. L’espace non inondable est parcimonieusement exploité : au centre, la « gagnerie » est réservée aux cultures vivrières et divisée en longues parcelles étroites. Autour, une route circulaire dessert de part et d’autres les habitations. La « levée », prenant également la forme d’un grand rectangle « en lame de parquet », accueille le potager. Au bout de cette « levée », un petit port nommé « chalandière » donne l’accès à la « curée », canal de ceinture bordé d’arbres protégeant les chaumières contre le vent courant sur les marais. Ainsi chacun des îliens a son propre accès privé au marais. A l’ouest, le marais joue un rôle moins important, et l’espace, moins compté, a permis une répartition plus souple des habitations.

Au gré des chemins et des routes, les chaumières sont regroupées en « archipel » de hameaux. L’habitat s’organise autour de quelques éléments communs : le four, le puits, la mare, souvent accompagnés d’un lavoir empierré. Les activités agricoles sont plus marquées. Traditionnellement, la pièce unique de l’habitation est prolongée par un « creniau », écurie ou une étable et des annexes pour abriter charrettes et matériel agricole. L’ensemble est surmonté de combles, plus volumineux que sur les îles pour accueillir les récoltes et réserves.

La chaumière d'aujourd'hui

La chaumière vit et continue à vivre. Judicieusement réaménagée pour être bien dans l’air du temps, elle a respectueusement conservé sa parure protectrice qui brave avec vaillance les intempéries, feutre les bruits du dehors et sous le charme de laquelle il est doux de vivre. Aujourd’hui, en Brière, près de 3 000 chaumières ont été inventoriées.

Le Parc de Brière, soucieux de préserver ce précieux patrimoine collectif, poursuit son action : il met gratuitement à disposition son service de conseil architectural et alloue des aides régionales pour les constructions et rénovations de chaumières.
Les sites remarquables pour découvrir les chaumières : le village de Kerhinet à Saint-Lyphard, entièrement restauré par le Parc naturel régional de Brière au début des années 70, le village de Kerbourg à Saint-Lyphard, Mayun à la Chapelle-des-Marais, l’île de Fédrun à Saint-Joachim, etc…


Mentions légalesPlan du sitePartenairesEspace journalisteEspace pro