La pêche et la chasse ont de tout temps fourni une ressource alimentaire essentielle aux habitants du marais. Ces pratiques, devenue aujourd’hui loisirs, maintiennent un véritable lien entre les briérons et les zones humides. La pêche
En Brière, on pêche la perche, le brochet, la carpe, le gardon, la tanche ou la brème, mais la grande spécialité locale reste l’anguille. La pêche au carrelet, à la bosselle et à la fouëne sont 3 techniques spécifiques de la pêche à l’anguille. Le carrelet consiste à poser le filet au fond de l’eau et à le relever à la surface en espérant le passage du poisson. Cette méthode, encore très pratiquée de nos jours, requiert vitesse et...chance. Régulièrement relevée par les pêcheurs, la bosselle est un piège grillagé, placé à des endroits stratégiques, dans lesquels les anguilles pénètrent et restent prisonnières. La pêche à la fouëne se pratique à la belle saison, lorsque les eaux sont basses. Emmanchée au bout d’une longue perche, elle demande beaucoup d’habileté afin de coincer l’anguille entre les dents de la fouëne, le temps de l’amener à l’intérieur du chaland. La chasse
La réputation de la Brière et la richesse de sa faune en font depuis longtemps un des hauts lieux de la chasse au gibier d’eau. Aujourd’hui, environ un millier de chasseurs s’adonnent à cette activité en Grande Brière Mottière. Si aux pourtours du marais, on débusque à la billebaude la bécassine, le lapin, le lièvre et le faisan ; la chasse aux gibiers d’eau « à la passée » est de loin la plus pratiquée. Le chasseur briéron dispose généralement d’une hutte (affût de bois et de roseau) construite en bordure d’une piarde. Il accède discrètement à cet abri en chaland qu’il propulse à l’aide de sa perche puis il s’y dissimule après avoir disposé tout autour ses canes d’appel censées leurrer la sauvagine (canard, sarcelle, oie et foulque).
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