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Espèces exotiques envahissantes: péril pour les milieux naturels?

Piarde en 1988

Piarde en 2007

Les espaces naturels préservés sont riches des équilibres biologiques qui s'instaurent lentement et durablement. Les communautés végétales comme animales y sont adaptées et souvent très diversifiées. L'arrivée d'une nouvelle espèce peut être considérée comme un enrichissement de la biodiversité locale mais aussi comme une catastrophe écologique.

Quelques chiffres :

-Sur 10 ans en brière, entre 0 et 12 000 ragondins régulés par tir selon les années pour une moyenne annuelle de 5000 (source FDGDON 44)
- En 2007, 8 agents pendant 3 mois pour  la Commission Syndicale de Grande Brière et 2 agents pendant 2 mois pour le Syndicat d’Aménagement Hydraulique du Bassin du Brivet, ont récolté la jussie grâce au soutien financier (63 000 €) du Conseil Général de Loire Atlantique. 
- En 2007, 4300 pieds de baccharis ont été retirés de Grande Brière.
-  12 classes de primaire soit 295 élèves  et 15 étudiants lycéens de Guérande ont récolté de la Jussie avec le centre d’éducation à l’environnement de Kerhinet.
Plus de 580 élèves ont visité à kerhinet une exposition sur les plantes envahissantes.

Les engagements du Parc dans la lutte contre les espèces envahissantes

Le Parc n’intervient pas directement dans la régularisation des espèces exotiques envahissantes. Sa contribution sur cette problématique porte sur d’autres axes. Annuellement il surveille l’arrivée de nouvelles espèces et répertorie sur l’ensemble des marais la Jussie et les autres plantes aquatiques envahissantes. Acteur de réseaux, il informe les gestionnaires des colonisations et les conseille sur la mise en œuvre des opérations de gestion, grâces aux expériences recueillis sur d’autres territoires. Le Parc épaule également les gestionnaires, dans la réalisation de dossiers, dans la recherche de financement, ou le prêt de matériel. Il s’investit aussi, avec l’appui  de chercheurs,  dans le développement et le transfert de nouveaux moyens d’intervention et contribue à l’amélioration de la connaissance  des phénomènes d’invasion et de leur gestion. Enfin, le Parc travaille à la sensibilisation sur cette problématique, par l’accueil des classes du territoire au centre d’éducation à l’environnement de Kerhinet, la rédaction d’articles, la tenue de conférences… et en répondant directement aux demandes des particuliers.

Le Comité des pays de la Loire pour la gestion des plantes exotiques envahissantes :

 Afin de mieux appréhender la problématique des espèces aquatiques envahissantes, gestionnaires, services de l’état, scientifiques et associations s’investissent dans ce Comité. Cartographie régionale des colonisations, travaux scientifiques, documents techniques font partis des actions du Comité.
Pour en savoir plus : www.pays-de-loire-environnement-gouv.fr

Des repères  dans le temps:
Les espèces invasives dans le Parc et ses environs

(espèce + arrivée probable ou identification en Brière)

La perche soleil 
Introduite vers 1900

Le poisson chat 
Introduit vers 1929

L'écrevisse de Louisiane
Identifiée en 1987

Le rat musqué 
Arrivé entre 1960 et 1965

Le ragondin  
Introduit entre 1975 et 1980

L’Ibis sacré du Nil 
première reproduction en milieu naturel observée en Brière en 2000

Le baccharis
Présent au début du 20° siècle au Croisic, identifié avant 2000 en Brière

 

Le myriophylle du Brésil 
Arrivé entre 1990 et 2000

Le lagarosiphon 
Arrivé avant 1995

La renouée du Japon 
Arrivée avant 2000

La Jussie L uruguayensis 
Identifiée en 1994

La Jussie L . peploides 
en 2007

Et aussi :  

Le crabe chinois arrivé avant 2000, le gambusie arrivé vers 1995, l’Impatiente de Balfour identifiée en 2005, le Pseudorasbora identifié en 2004, la Balsamine de l’Hymalaya identifiée en 2006...

Les espèces à ne pas introduire

Dans les plans d’eau:

- Pour les plantes :
la Jussie (L peploides  et L grandiflora), le Myriophylle du Brésil (Myriophyllum aquaticum) le Lagarosiphon (Lagarosiphon major), l’Azolla (azolla filiculoides),
- chez les animaux :
écrevisse de louisiane (Procambarus clarkii) L’écrevisse signal (pacifastacus leniusculus),  l’écrevisse américaine (Orconectes limosus), la Tortue de Floride (Trachemys scripta), Le Poisson  chat (Ameiurus melas), la Perche Soleil (Lepomis gibbosus), Le Carrassin (Carassius gibelio et Carrasius auratus), le Pseudorasbora (Pseudorasbora parva), le Gambusie (Gambusia holbrooki et gambusia affinis).

Dans les jardins:

Les jardins sont souvent une étape préliminaire à la colonisation des espaces naturels pour les espèces envahissantes.
Vous trouverez dans la liste ci-dessous, les 47 plantes présentants des risques d'invasion identifiés par le Conservatoire National Botanique de Brest et dont l'utilisation est déconseillée :

  plus d'espèces exotiques envahissantes


Dossier enjeu du
journal du Parc n°15 télécharger

Définition :

Union Mondiale pour la Nature (UICN)
désigne comme invasive « une espèces qui, s’étant établie dans un nouveau domaine géographique, y est un agent de perturbation et nuit à la diversité biologique ».

Info :

 En terme de coût monétaire, l’impact annuel des invasions biologiques sur l’économie des Etats-Unis était estimé à plus de 100 milliards de dollars US en 2000. (source : Faune sauvage n° 272)

A faire :

 - N’introduisez pas d’espèces exotiques, animales ou végétales, dans les milieux naturels.
- Dans les jardins, pensez aux espèces indigènes pour vos plantations.
- Usagers des marais, ne passez pas dans les herbiers de jussie, ne la fauchez pas, vous produiriez des centaines de boutures viables qui accélèreront la colonisation des plans d’eau.

A lire

Aestuaria
« pour une gestion durables des zones humides : l’exemple des parcs naturels régionaux » Collection Les Dossiers d’Ethnopôle. 30€

Les Cahiers du pays de Guérande n° 46
dossier : espèces animales ou  végétales envahissantes en pays de Guérandes 12 € édition la société des Amis de Guérande.
 lire un extrait

A consulter

www.pays-de-loire-environnement.gouv.fr
www.forum-marais-atl.com

En savoir plus

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