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Etude piscicole



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Contexte général

L’exploitation par l’homme d’un milieu aquatique, le plus souvent par le biais d’aménagements, est susceptible d’engendrer des perturbations importantes de la biodiversité piscicole en place. En tant que maillon central des chaînes alimentaires aquatiques, les poissons constituent des bio indicateurs importants, et permettent de mettre en évidence les dysfonctionnements d’écosystèmes aquatiques.

 Par ailleurs, les retombées des mesures de préservation en faveur de l’Anguille et du Brochet, espèces à forte valeur patrimoniale, dont la fragilité de leur population est avérée à l’échelle nationale, voire européenne et dont les exigences biologiques sont complémentaires, peuvent également favoriser tout un cortège d’espèces ainsi que différents habitats. 


Anguilles

Civelles

Longtemps, l'Anguille a été considérée comme une espèce abondante, résistante et même nuisible, notamment dans les rivières de 1ère catégorie. La tradition d’exploitation de l’Anguille à tous les stades de son cycle : civelle, anguille jaune, anguille argentée dévalante, est profondément ancrée dans les usages des population locales, notamment sur la Loire et son bassin versant. Depuis plusieurs décennies, les constatations d'une décroissance des effectifs d’Anguilles sur son aire de répartition européenne, ont incité la communauté scientifique à s'intéresser aux contraintes que subit cette espèce et à promouvoir des actions de gestion pour en préserver les populations. L’Anguille est classée comme « Vulnérable » dans la liste rouge des espèces menacées en France. Au niveau international, les inquiétudes sur la pérennité de l’espèce se sont traduites en 2007, par l’inscription de l’espèce à l’annexe II de la convention sur le Commerce International des Espèces de faune et flore sauvage menacées d’extinction (CITES) ainsi que par la mise en œuvre d’un règlement communautaire relatif à la reconstitution du stock.
Autre espèce à fort intérêt halieutique, le Brochet est lui aussi typique de la faune des marais continentaux. Tout comme l'Anguille, les populations de Brochet sont considérées en régression et ont en France le même statut que l’Anguille (Vulnérable). Cette espèce nécessite pour sa reproduction des zones temporairement inondées qui constituent indéniablement un des facteurs clés de la bonne dynamique de ses populations.

Les facteurs régulièrement évoqués comme influençant ces deux espèces varient selon les sites mais concernent majoritairement les modifications ou destructions d'habitats, la qualité de l'eau, les prélèvements et d’une manière générale, les conditions d’accessibilité aux ressources spatiales ou trophiques, en liaison avec les différentes exigences écologiques de leur cycle biologique. 


Des apports scientifiques récents

Le Parc naturel régional de Brière est depuis 1972, un acteur local incontournable. Par le passé, il a été à l’initiative de travaux scientifiques développés sur son territoire. Cependant, ces travaux  sont restés rares et ne constituaient que des études ponctuelles ne permettant d’avoir qu’une vision très fragmentaire de l’état et de l’évolution de la biodiversité piscicole.

Une étude piscicole
Aussi, après avoir réaffirmé à plusieurs reprises son souhait de relancer une dynamique d'études ichtyologiques (Charte du PnrB 2001-2010, Axe 8:Programme global zone humide du PnrB), le Parc a finalement réussi à mettre en place une importante étude de la biodiversité piscicole sur 3 ans (2004 à 2006) dans le but de caractériser le peuplement piscicole sur l’ensemble du territoire des marais de Brière et du Brivet et son évolution au cours du cycle hydraulique annuel. Elle portait aussi sur l’analyse fine du fonctionnement des populations de deux espèces exploitées, l’Anguillle et le Brochet.

Etat des lieux
 Cette étude a permis de cerner très précisément l’état du peuplement en place et a révélé des évolutions récentes jugées négatives, à savoir une forte régression de la diversité d’espèces amphihalines, une augmentation des espèces exotiques envahissantes et une régression des espèces autochtones et patrimoniales. Les sources majeures de dysfonctionnement des populations ont pu être également identifiées et des propositions de mesures de gestion ont été formalisées. Celles-ci s’articulent autour (i) de la restauration des caractéristiques structurelles et fonctionnelles des milieux, notamment la reconquête des connectivités longitudinales (Loire/marais) et latérales (réseau de canaux/roselières et prairies inondables), ainsi que des surfaces prairiales, (ii) du retour à un régime hydrologique naturel, (iii) de la prise en compte du rôle de certaines activités anthropiques dont la pêche. (voir synthèse de l’étude piscicole)



La pérennisation d’études scientifiques figure aussi parmi le champ des actions préconisées, afin de bien suivre la dynamique de la biodiversité piscicole et d’évaluer l’intérêt des programmes de gestion engagés et le cas échéant, l’ajustement de cette gestion aux évolutions du peuplement piscicole. L‘engagement d’un suivi piscicole, dit de veille en 2008 est la première étape logique d’une action devant s’inscrire dans le long terme (voir bilan du suivi 2008).






  Etude piscicole 2004-2006 (synthèse)

 Bilan piscicole 2008

 Bilan piscicole 2009

  Plan européen de sauvegarde de l'anguille

 Arrêté préfectoral du 27 février 2009


Clichés de pêche électrique


Mesure d'une perche soleil


Mesure du poisson avec un ichtyomètre


Lancé de perche (anode) électrique

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