Les prairies humides naturelles occupent 9 000 ha, soit 46 % de la superficie des marais briérons. S’étendant à perte de vue, ces herbages sont périodiquement inondés, au gré des variations annuelles du niveau de l'eau. De Trignac à Saint-Malo-de-Guersac, l'exploitation agricole traditionnelle (pâturage, fauche des foins) occupe des surfaces importantes. Leur intérêt floristique exceptionnel les place au tout premier rang français pour la préservation des espèces de milieux humides. À proximité de l'estuaire, la présence du tamaris, de la guimauve et du trèfle maritime témoigne des remontées anciennes d'eau saumâtre lors des grandes marées
Hôtes réguliers, Belettes, Hermines et Lièvres d'Europe côtoient les oiseaux hivernants et migrateurs tels Barge à queue noire, Combattant, Hibou des marais, Canard pilet…Au printemps, les grenouilles vertes s'y rassemblent ainsi que les Brochets et les Carpes. Etroitement dépendants des activités de pâturage extensif et de fauche, ces milieux ne peuvent maintenir leur diversité sans activité humaine. | |
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