| L’élevage, une tradition solide en Brière
L’élevage est une tradition bien ancrée en Brière. Autrefois, surtout dans la Brière des îles où l’espace était parcimonieusement compté, l’exploitation des terres faisait l’objet d’une organisation collective élaborée : on dispose de peu d’espace pour le bétail, qui, à la belle saison, est « monté » sur les buttes de Brière, pour gagner ensuite les « platières », au fur et à mesure que le niveau de l’eau baisse et découvre de nouvelles pâtures. |

L’inévitable évolution
Aujourd’hui, l’élevage a régressé dans les îles, les Briérons s’étant tournés vers d’autres activités professionnelles et ne tirant plus leur subsistance du marais. Cette activité est pourtant essentielle pour entretenir cet espace sensible : ces prairies naturelles mises en pâture ou utilisées pour la récolte des foins constituent autant d’ouvertures dans la grande roselière qui s’est installée autour de certaines îles et gagne du terrain sur la zone humide. | |
L’élevage et l’agriculture d’aujourd’hui
Une nouvelle génération a cependant pris la relève et pratique l’élevage extensif en zone humide freinant ainsi l’extension des roselières. Dans le marais, le fauchage des prairies naturelles inondables et le pâturage extensif font aussi l’objet d’aides de l’état français et de l’Europe. Sur l’ensemble du territoire, des mesures agri-environnementales (OLAE : Opérations Locales Agri-Environnementales, puis CAD : Contrat d’Agriculture Durable) favorisent l’entretien et la plantation de haies, la création de mares, le curage de ruisseaux, la sauvegarde des races animales et végétales menacées (vache nantaise ou bretonne pie noire, variétés fruitières) ainsi que la protection de la biodiversité.
Vers une agriculture durable
Depuis 1997, le Parc naturel régional de Brière dispose d’un diagnostic de l’agriculture locale. En outre, les études se sont désormais affinées pour conserver et développer l’activité et permettre le maintien de structures d’exploitation cohérentes sur des espaces agricoles pérennes. Les communautés d’agglomération ont pris également conscience de la réalité économique de l’agriculture et de sa nécessité pour le maintien de la biodiversité et des paysages.
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